Pourquoi aurons-nous besoin de dividendes nationaux
et comment le crédit social les financera

En guise de présentation

Depuis la première décennie de ce siècle, le revenu de base a le vent en poupe. La crise financière de 2008, la persistance du chômage de masse depuis les années 1970, l’augmentation de la pauvreté chez les populations actives, la stagnation de la croissance économique, ont favorisé la diffusion de cette vieille idée dans le public. Quels que soient le nom et la dimension sociale et économique  que  l’on lui donne, ce revenu de base n’est plus une utopie.
 
J’ai pensé, dans ce petit livre, présenter un résumé des raisons qui m’amènent à penser que nous aurons besoin de dividendes nationaux pour assurer notre avenir commun. Ce dividende national est un revenu de base inconditionnel, mais il n’est pas que cela. C’est le canal privilégié de transmission d’une nouvelle politique monétaire de crédit social, autour d’une monnaie intégrale et souveraine. C’est aussi l’instrument d’une nouvelle répartition des revenus adaptée à l’évolution de notre société.
 

Je suis en effet  convaincu que le modèle qu’avait présenté Clifford Hugh Douglas il y a plus d’un siècle,  popularisé par Louis Even auprès du public francophone,  reste la seule approche                                                      d’un revenu de base qui peut profondément modifier et même corriger nos comportements économiques et sociaux.
Il doit être reconsidéré à la lumière des apports contemporains des sciences humaines.
 
Il y a un long chemin à parcourir, mais la voie est inspirée.
Pour fonder un nouveau pacte social, nous aurons besoin de dividendes nationaux et d’une politique de crédit social autour d’une monnaie intégrale et souveraine.