Pourquoi aurons-nous besoin de dividendes nationaux
et comment le crédit social les financera

Les dividendes nationaux : un pouvoir d'achat expansé

Pourquoi appelons-nous dividende national le revenu de base que nous proposons ici ? Parce que c’est  ainsi que Douglas appela ce revenu il y a bientôt un siècle. Mais parce qu’un  dividende n’est pas un revenu fixé une fois pour toutes, national, il dépend des aléas économiques, de notre démographie, de notre productivité, des emplois et du législateur.
 
 
Le dividende national est le fruit d’un héritage
 
National, parce qu’il est le fruit de la terre, de la culture, des savoirs vivre  et des savoirs faire, des infrastructures dont nous sommes les héritiers. C’est le produit de notre patrimoine commun.
Il ne s’agit donc pas d’un revenu quelconque obtenu contre un temps de travail. Ce n’est pas une protection sociale tirée d’un salaire ou d’une contribution à l’impôt. C’est le revenu d’un titre de propriété collective, d’un bien transmis par héritage et qu’il convient de transmettre : la nation ou encore son capital national matériel et immatériel.
 
 
 Leur distribution assure l’équilibre économique
 
Contrairement à de nombreuses autres propositions de revenus de base, le dividende national n’a donc pas pour seul objectif de combattre l’exclusion sociale et de se substituer à certaines allocations sociales. Il a également une ambition économique, celle de drainer une large partie de la monnaie vers la consommation de façon à écouler les biens et les services produits et proposés à la population.
A chaque production doit correspondre une émission de crédit pour autoriser son écoulement.  Si ces crédits n’atteignent pas le circuit économique, à niveau d’épargne égal, la production ne s’écoule pas. Les plus fragiles tombent, quel qu’ils soient, hommes, entreprises, Etats. La crise peut avoir ici plusieurs visages.
 
Les dividendes nationaux apportent un pouvoir d’achat expansé
 
L’objectif des dividendes nationaux est de distribuer auprès de tous  de nouveaux moyens de paiement (pouvoir d’achat expansé) nécessaires à l’écoulement des biens et services produits, et d’en circonscrire le volume dans le circuit de l’économie réelle.
Ces dividendes sont financés par des émissions monétaires au fur et à mesure de la croissance, et distribués à tous les citoyens. Ils sont  alors dépensés ou épargnés. Périodiquement, un même volume monétaire est annulé sur la consommation. Puis un nouveau volume monétaire est émis, puis  distribué dans les mêmes conditions, augmenté si  la croissance de la production le demande.